Villeta fabrique des engrais sans gaz ni le chaos d'Ormuz

03 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

L'usine de Villeta, au Paraguay, mise sur un modèle qui évite la dépendance au gaz naturel et contourne le conflit géopolitique du détroit d'Ormuz. Son objectif est de produire des engrais pour la sécurité alimentaire mondiale en utilisant des ressources locales et renouvelables. Une alternative directe aux routes d'approvisionnement traditionnelles.

Carte satellite du Paraguay indiquant Villeta, avec une icône d'engrais vert et un symbole du détroit d'Ormuz barré en rouge.

Électrolyse et biomasse pour remplacer le gaz russe ⚡

La technologie clé est l'électrolyse pour obtenir de l'hydrogène vert, combinée à la biomasse comme source de carbone. On évite ainsi le reformage du méthane, processus typique utilisant du gaz naturel. L'ammoniac obtenu sert de base pour les engrais azotés. Le système réduit l'empreinte carbone et élimine l'exposition aux fluctuations du marché du gaz et aux blocages dans le golfe Persique.

Adieu les cheikhs, bonjour le manioc 🌱

Pendant qu'une moitié du monde prie pour qu'aucun drone iranien ne dérange les pétroliers, Villeta utilise ce qu'elle a sous la main : de l'eau, de l'électricité des barrages et des résidus de manioc. Sans avoir à risquer sa peau dans le détroit d'Ormuz. Le plan est si sensé qu'il ressemble presque à une blague : fabriquer de l'engrais sans dépendre de celui qui peut fermer le robinet du gaz.