La Commission européenne cherche à moderniser les réseaux électriques du bloc, qui datent de plusieurs décennies, avec une proposition controversée : si les autorités ne répondent pas dans un délai de deux à trois ans, les permis seront considérés comme approuvés. La mesure vise à réduire les délais actuels, qui oscillent entre 3,5 et 10 ans, où plus de la moitié des retards sont dus à une lenteur bureaucratique.
Silence administratif comme moteur d'infrastructure énergétique ⚡
La proposition introduit le silence administratif positif pour les permis intermédiaires de projets de réseaux, un outil utilisé dans d'autres secteurs pour éviter les blocages. La Commission défend que le délai de deux ou trois ans donne une marge pour évaluer les impacts environnementaux sans paralyser les travaux. Cependant, la présidence chypriote mène les États qui rejettent le caractère obligatoire, invoquant une perte de contrôle sur les décisions locales et d'éventuels conflits avec les réglementations nationales de protection.
L'Europe demande la permission et le dossier prend des vacances 🏢
La proposition oppose bureaucrates et climatologues : les uns craignent que leur signature perde de sa valeur, les autres que la planète fonde en attendant un tampon. Il semble que dans l'UE, la lenteur administrative soit la véritable ressource renouvelable, car elle ne s'épuise jamais. Au final, le plus grand obstacle à la transition énergétique n'est pas la technologie, mais la peur qu'un fonctionnaire n'ait rien à faire.