Le groupe Stellantis a conclu un accord avec son partenaire chinois Dongfeng pour créer une coentreprise qui commercialisera en Europe les voitures électriques haut de gamme de la marque Voyah. Stellantis détiendra 51 % de la nouvelle société, qui gérera les ventes, la distribution, les achats et l'ingénierie. Le plan inclut la possibilité d'assembler ces véhicules dans l'usine française de Rennes, qui fonctionne en dessous de sa capacité et dispose d'un espace pour 40 000 unités supplémentaires sans investissements majeurs.
Ingénierie partagée et plateforme modulaire pour le haut de gamme 🚗
La coentreprise tirera parti de l'écosystème compétitif des véhicules électriques chinois, combinant la technologie de Dongfeng avec le réseau de distribution de Stellantis. Les Voyah, qui concurrencent dans le segment premium, utiliseront une architecture modulaire permettant d'adapter la production à l'usine de Rennes avec des modifications minimales. Stellantis apportera son expertise en logistique et en certification européenne, tandis que Dongfeng fournira les batteries et les moteurs. L'ingénierie conjointe cherchera à réduire les coûts sans altérer les performances des modèles.
La France assemble des chinoises : le coup de maître du siècle 🤯
Avec cet accord, Stellantis démontre que pour concurrencer les voitures électriques chinoises, le mieux est de les fabriquer à la maison... mais avec des pièces de là-bas. L'usine de Rennes, qui faillit ne servir qu'à amasser la poussière, recevra désormais 40 000 Voyah à assembler. Bien sûr, ils seront français de passeport, mais avec une âme de Shanghai. Au moins, les syndicats pourront se vanter que les voitures portent le sceau Made in France, même si 90 % des pièces arrivent par conteneurs. L'Europe rivalise, mais avec un coup de pouce supplémentaire.