Rosa Cobo plaide pour éradiquer la prostitution en tant que violence machiste

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La sociologue Rosa Cobo a présenté une communication sur la prostitution et l'abolitionnisme au XXIe siècle, défendant que cette pratique n'est ni un travail ni un choix libre, mais une forme d'exploitation qui perpétue les inégalités. Cobo a critiqué les discours qui normalisent cette activité, soulignant qu'ils profitent aux proxénètes et aux clients, et a demandé des politiques qui sanctionnent les clients et offrent des alternatives réelles aux femmes.

Rosa Cobo, debout devant un micro, d'un geste ferme, pointant une affiche qui dit 'Abolition maintenant'.

Le côté obscur de la technologie dans le trafic numérique 🌐

La technologie a facilité l'expansion de la prostitution via des plateformes numériques et des petites annonces, où des algorithmes et des applications anonymes connectent les clients aux victimes de trafic. Ces outils, conçus pour optimiser les transactions, contournent souvent les contrôles légaux et rendent difficile l'identification des réseaux d'exploitation. Cobo a exhorté à réguler ces espaces virtuels, exigeant que les développeurs technologiques assument une responsabilité éthique et ne se limitent pas à privilégier le profit au détriment des droits humains.

Quand la liberté sexuelle est un mème avec un proxénète 😅

Il semble que certains confondent la liberté sexuelle avec un catalogue d'offres AliExpress. Rosa Cobo a clairement indiqué qu'appeler travail sexuel l'exploitation, c'est comme appeler chef celui qui brûle de l'eau. Pendant ce temps, sur les réseaux, des influenceurs vendent l'idée que se prostituer est responsabilisant, juste au moment où le seul responsabilisé est le propriétaire de l'appartement qui facture la chambre. Ironies du XXIe siècle : vouloir abolir la prostitution alors que l'algorithme du moment vous suggère une annonce d'accompagnement.