Reconstruction 3D de l'affaire Garlasco : le tour d'Andrea Sempio

05 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Le Parquet de Pavie a rouvert le dossier du meurtre de Chiara Poggi, survenu en 2007 à Garlasco. La nouvelle hypothèse désigne Andrea Sempio, un ami du frère de la victime, comme l'auteur matériel de l'homicide. Sempio, alors âgé de 19 ans, aurait frappé Chiara au moins 12 fois avec un objet contondant après un rejet. Alberto Stasi, condamné à 16 ans de prison, pourrait être innocent. Ce revirement judiciaire exige une révision technique de la scène. 🔍

Reconstruction 3D de la scène de crime de Garlasco avec photogrammétrie forensique et simulation d'homicide

Pipeline forensique : du nuage de points à la simulation de l'impact ⚙️

Le flux de travail forensique idéal pour cette affaire commencerait par le scan laser de la maison de la rue Pascoli, capturant la géométrie exacte de la pièce où l'attaque a eu lieu. Avec une photogrammétrie haute résolution sur les meubles et le sol, un modèle 3D texturé serait généré. Sur ce jumeau numérique, les experts peuvent simuler la trajectoire de l'objet contondant, en calculant les angles d'impact sur le crâne de Chiara. La biomécanique computationnelle permettrait de confronter la force nécessaire pour produire les 12 blessures avec la constitution physique de Sempio en 2007. Ce pipeline permet de valider si la dynamique de l'attaque est compatible avec la nouvelle accusation ou si, au contraire, elle renforce la condamnation de Stasi.

Le dilemme de la preuve virtuelle et le risque du biais de confirmation ⚖️

La technologie 3D ne ment pas, mais celui qui l'opère peut induire des erreurs. Si l'équipe forensique construit la simulation en partant de l'hypothèse que Sempio est coupable, il est facile d'ajuster les variables pour que le modèle corresponde. Le véritable défi technique de l'affaire Garlasco est de créer une reconstitution à l'aveugle, où tous les scénarios (y compris celui de Stasi) sont évalués avec les mêmes paramètres. Ce n'est qu'ainsi que le pipeline forensique servira la vérité procédurale et non un récit de l'accusation.

Utiliseriez-vous un scanner laser ou la photogrammétrie pour documenter cette affaire ?