Le paradoxe de la fermeture du nucléaire : plus de soutien, plus de dépenses

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La décision de réduire la dépendance à l'énergie nucléaire a eu une conséquence contre-intuitive : il faut investir davantage dans les systèmes de secours électriques. Alors que des réacteurs stables sont arrêtés, les centrales au gaz, les batteries et les cycles combinés se multiplient pour combler les lacunes des énergies renouvelables. Le résultat est un réseau plus complexe et plus coûteux, où ce qui est économisé en uranium est dépensé en infrastructures d'urgence.

Une centrale nucléaire en démantèlement contraste avec de nouvelles centrales au gaz et batteries, montrant le coût du réseau de secours.

Le coût caché de l'intermittence dans le réseau électrique ⚡

Chaque mégawatt de solaire ou d'éolien nécessite entre 0,8 et 1,2 MW de secours ferme pour garantir l'approvisionnement. Cela implique d'installer des turbines à gaz qui fonctionnent quelques heures par an, des systèmes de stockage avec des batteries au lithium à durée de vie limitée, et des contrats d'interruptibilité pour les grands consommateurs. Le coût en capital de ce parc de sécurité dépasse dans de nombreux cas les économies réalisées en n'achetant pas de combustible nucléaire. De plus, la durée de vie de ces systèmes dépasse rarement 15 ans, contre 40 ou 60 ans pour un réacteur.

Arrêter le nucléaire : la façon la plus chère d'avoir besoin de plus de centrales 💸

Il s'avère que fermer une centrale nucléaire, c'est comme vendre sa voiture fiable pour faire du vélo, mais devoir payer un Uber chaque fois qu'il pleut. Maintenant, nous devons maintenir des centrales au gaz allumées au cas où, des batteries qui durent aussi longtemps qu'un yaourt périmé, et un gestionnaire de réseau qui ne dort pas. Le meilleur dans tout ça, c'est que nous payons deux fois : pour l'électricité renouvelable et pour l'assurance qui la fait fonctionner. Ironie de vouloir être plus vert sans compter jusqu'au bout.