L'horlogerie exige des pièces minuscules avec des tolérances de l'ordre du micron. La technologie 3D permet de fabriquer des composants tels que des roues dentées ou des ponts rapidement, sans dépendre de stocks épuisés. Un horloger peut scanner un engrenage cassé et le recréer en résine ou en métal par frittage laser. Des logiciels comme Blender ou Fusion 360 permettent de modéliser les géométries, tandis que Lychee Slicer prépare les fichiers pour l'impression.
De la conception numérique à l'atelier : modélisation et fabrication additive 🛠️
Pour réparer un échappement à ancre, l'horloger prend des mesures avec un pied à coulisse numérique et reproduit la pièce dans Rhinoceros 3D, en utilisant Grasshopper pour ajuster les paramètres. Il exporte ensuite en STL et le traite dans Chitubox. L'imprimante 3D à résine (comme l'Anycubic Photon) solidifie des couches de 10 microns. Après lavage et durcissement UV, la pièce est polie avec une lime de bijoutier. Le résultat est fonctionnel, bien qu'il nécessite un réglage manuel des pivots et des tolérances.
Quand votre Rolex s'imprime comme un jouet en plastique 😅
Imaginez apporter une montre-bracelet à l'atelier et que l'horloger vous dise : ne vous inquiétez pas, on l'imprime en 3D pendant que vous attendez. Cela semble être de la science-fiction, mais la réalité est que vous ne pouvez pas encore réparer un tourbillon avec une imprimante de bureau. En revanche, si vous perdez la couronne de votre Casio, une pièce en PLA vous sauvera la mise. Certes, n'attendez pas que le plastique brille comme l'or ; au moins, vous n'aurez pas à vendre un rein pour la pièce de rechange d'origine.