Harvard imprime des muscles artificiels avec une imprimante 3D rotative

01 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Des chercheurs de Harvard ont développé une technique d'impression 3D qui crée des filaments souples capables de se plier, de se tordre ou de se contracter lorsqu'ils sont chauffés. Ces filaments agissent comme des muscles artificiels, ouvrant de nouvelles possibilités pour la robotique molle et les dispositifs médicaux. La méthode, appelée impression 3D rotationnelle multimatériaux, permet de programmer la déformation du matériau pendant la fabrication.

Imprimante 3D rotative de Harvard crée des filaments souples qui se plient à la chaleur, simulant des muscles artificiels pour la robotique.

Buse rotative inscrit la déformation dans le filament 🔧

La technique extrude deux matériaux côte à côte à travers une buse qui tourne : un élastomère à cristaux liquides actif, qui se contracte à la chaleur, et un élastomère passif qui reste stable. En faisant tourner la buse, on génère un alignement moléculaire hélicoïdal dans le filament de 100 microns de diamètre. Cela programme son mouvement sans nécessiter d'étapes ultérieures. Les filaments ont déjà été utilisés pour construire des filtres thermosensibles et des pinces qui saisissent des objets lorsqu'ils sont chauffés.

Muscles d'imprimante : la salle de sport n'est plus nécessaire 💪

Enfin une technique qui promet des muscles sans transpirer ni faire de haltères. Ces filaments se plient tout seuls rien qu'en approchant un sèche-cheveux. Bien sûr, ne t'attends pas à les utiliser pour soulever ton canapé : pour l'instant, ils ne peuvent attraper que de petits objets. Mais bon, pour ouvrir le frigo sans te lever du canapé, c'est une avancée prometteuse. Bien sûr, si ton partenaire te demande de l'aide pour déplacer des meubles, dis que tu attends la version 2.0.