Flatman et lactivisme en trois dimensions : linvisibilité comme protestation visuelle

30 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

L'Homme Plat, ou Flatman, créé par John Byrne, possède la capacité de comprimer son corps à une épaisseur bidimensionnelle. Cette aptitude, qui dans la bande dessinée permet la discrétion et l'infiltration, devient une métaphore puissante pour l'activisme numérique. Nous analysons comment l'art en 3D peut réinterpréter cette condition pour critiquer la perte d'identité à l'ère de la surveillance et de l'homogénéisation visuelle.

Flatman compressé en couches 2D dans un espace 3D, protestation visuelle contre la surveillance numérique

Modélisation et animation : de la compression physique à l'abstraction sociale 🎨

Pour développer une œuvre conceptuelle, la première étape consiste à modéliser un corps humain de base dans un logiciel comme Blender ou ZBrush. La clé technique réside dans la déformation par nœuds : appliquer un modificateur d'échelle non uniforme sur l'axe Z (épaisseur) jusqu'à le réduire à 0,001 unité. L'éclairage doit être latéral extrême pour que la silhouette disparaisse presque, générant une texture de bord qui rappelle un sprite de jeu vidéo. L'animation, via la cinématique inverse, montrerait le personnage se glissant dans des interstices urbains, perdant volume et couleur jusqu'à devenir une ligne de pixels, symbolisant la façon dont le système réduit les personnes à des données plates.

Invisibilité bidimensionnelle : une critique de l'identité numérique 👁️

L'œuvre finale, composée d'une animation en boucle et d'une série de rendus, vise à ce que le spectateur se sente mal à l'aise face à la disparition du volume humain. Tout comme Flatman devient invisible de profil, les utilisateurs des réseaux sociaux aplatissent leur identité pour s'adapter aux algorithmes. L'activisme visuel réside ici dans le fait de montrer cette perte comme une anomalie grotesque : un corps qui cesse d'être tridimensionnel pour devenir une simple donnée visuelle, une critique directe de l'homogénéisation imposée par les plateformes numériques.

Comment la capacité de Flatman à devenir bidimensionnel peut-elle transformer l'invisibilité physique en un outil de protestation visuelle au sein de l'activisme numérique ?

(PS : si ton installation de réalité virtuelle ne change pas le monde, au moins qu'elle ne lag pas)