Le téléphérique de Londres : dun projet de mobilité à une attraction touristique

16 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Inauguré en 2012 avec un budget de 60 millions de livres, le téléphérique de Londres a été présenté comme une solution de transport pour les navetteurs et un levier de régénération urbaine. Cependant, son utilisation quotidienne n'a pas répondu aux attentes initiales, et aujourd'hui, il s'est imposé comme un aimant pour les touristes. Bien que son fonctionnement coûte 9,8 millions par an, il dégage un excédent de 1,6 million grâce à la publicité.

Téléphérique de Londres traversant la Tamise au coucher du soleil, deux cabines aux parois vitrées se croisant en plein air, l'une vide et l'autre remplie de touristes tenant des smartphones et des appareils photo, tours en acier incurvées soutenant la ligne, gratte-ciel du quartier financier en arrière-plan, câbles aériens sous tension visibles, visualisation technique d'ingénierie, style photoréaliste, lumière dorée se reflétant sur la structure métallique, flou de mouvement sur les roues rotatives à l'intérieur de la station, salle de contrôle avec des écrans montrant les données de flux de passagers, horizon urbain dramatique, joints mécaniques ultra-détaillés et lignes de câbles, brume atmosphérique réaliste au-dessus de la ville.

L'ingénierie derrière un téléphérique urbain coûteux 🏗️

Le système, conçu par Doppelmayr, utilise un câble en boucle continue avec 34 cabines pouvant accueillir 10 passagers chacune. Il parcourt 1,1 kilomètre au-dessus de la Tamise, reliant la péninsule de Greenwich aux quais royaux. Sa structure comprend deux tours de 90 mètres de haut. Bien que sa capacité théorique soit de 2 500 personnes par heure, la demande réelle est inférieure, ce qui remet en question l'efficacité de son investissement initial.

Quand ton transport public coûte plus cher que ton salaire 💸

Il est curieux qu'un téléphérique conçu pour les navetteurs finisse par être utilisé principalement par des touristes en quête de selfies avec la rivière en arrière-plan. Les Londoniens, quant à eux, préfèrent le métro ou le bus, qui reviennent moins chers qu'une promenade aérienne. Au final, le projet a atteint son objectif : être une attraction lucrative. Mais bon, si tu espérais un raccourci pour aller au travail, mieux vaut continuer à marcher.