L oligopole silencieux des VTC à Madrid

31 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Moove Cars, Auro et Vecttor contrôlent 60% des licences VTC à Madrid, un business bien loin des applications que vous utilisez au quotidien. Ces licences, qui coûtent jusqu'à 180 000 euros, permettent un service massif et immédiat. Le résultat : les prix et la disponibilité des courses dépendent de grandes corporations, et non de petits indépendants. Le transport urbain est dicté par quelques groupes.

Scène de rue urbaine madrilène la nuit, trois grandes berlines noires VTC (Mercedes Classe V) garées en ligne occupant tout un pâté de maisons, logos d'entreprise lumineux sur les portières partiellement masqués par les ombres, un petit chauffeur de taxi blanc regardant un smartphone affichant un graphique de tarification dynamique tout en se tenant près de son taxi vide, en arrière-plan des gratte-ciel avec des lumières du quartier financier, au premier plan une plaque d'immatriculation cassée avec un fragment d'étiquette de prix de 180 000 euros sur l'asphalte, style photoréaliste cinématographique, contraste dramatique entre les véhicules de luxe et le taxi isolé, éclairage froid des lampadaires bleus, reflets ultra-détaillés des voitures sur le bitume humide, objectif grand angle soulignant le déséquilibre de pouvoir, visualisation technique hyperréaliste

L'algorithme centralisé qui fait bouger la flotte 🤖

La technologie derrière ces flottes massives repose sur des systèmes d'affectation centralisés. Des plateformes propriétaires gèrent la demande en temps réel, optimisant les itinéraires et minimisant les temps d'attente. Contrairement aux applications ouvertes, ces systèmes privilégient les véhicules d'entreprise par rapport aux indépendants. Le logiciel contrôle tout, de la géolocalisation à la tarification dynamique, éliminant la concurrence individuelle. C'est une infrastructure numérique conçue pour passer à l'échelle, pas pour faire concurrence.

Le libre marché qui ne tient que dans trois garages 🍺

Alors, cher citoyen, si tu croyais que choisir entre Uber et Cabify était la liberté, détrompe-toi. Derrière le rideau, trois entreprises décident si tu arrives en retard au travail ou si tu paies un rein pour un trajet de 10 minutes. C'est comme si, au lieu de plusieurs bars pour boire une bière, il n'y avait que trois macro-chaînes qui fixent le prix de la canette. Bien sûr, la concurrence est féroce... entre les propriétaires des trois garages.