L'Espagne a déjà ses 13 représentants pour les Championnats du monde d'athlétisme en salle de Torun. Des noms comme Moha Attaoui, Mariano García ou Jaël-Sakura Bestué font partie d'une délégation qui vise le podium. Au-delà du talent physique, leur préparation a intégré un outil de pointe : la technologie 3D. L'analyse biomécanique tridimensionnelle est devenue un allié fondamental pour optimiser chaque mouvement, de la sortie en 60 mètres à la technique de haies ou la stratégie en demi-fond.
Biomécanique 3D : optimisant la technique et prévenant les blessures 🏃♂️
La simulation et la reconstruction 3D du mouvement permettent aux entraîneurs et aux athlètes de disséquer la technique avec une précision millimétrique. Pour un haies comme Enrique Llopis ou Asier Martínez, on analyse la trajectoire de la hanche, l'angle d'attaque de la haie et la synchronisation des bras et des jambes. Chez les demi-fondeurs comme García ou Attaoui, on étudie l'efficacité de la foulée et l'économie de course. Ces modèles numériques ne cherchent pas seulement à gagner des centièmes, mais aussi à identifier des schémas de stress articulaire qui pourraient mener à des blessures, permettant d'ajuster les gestes techniques et les charges d'entraînement de manière préventive et personnalisée.
Au-delà de l'entraînement : stratégie et visualisation compétitive 🧠
L'application de la technologie 3D dépasse l'entraînement individuel. Elle permet de recréer des scénarios de compétition, de simuler la présence d'adversaires et d'analyser les tactiques de course dans un environnement virtuel. Pour les athlètes espagnols qui affrontent le rendez-vous mondial de Torun, cette capacité de visualisation et d'analyse stratégique représente un avantage mental et tactique. La préparation ne se limite plus à courir sur une piste, mais à expérimenter et anticiper la compétition dans un espace numérique analysé dans les moindres détails, où chaque décision peut être simulée et perfectionnée avant de sauter sur la piste réelle.
Comment la sélection espagnole d'athlétisme utilise-t-elle le scan et la modélisation 3D pour analyser et perfectionner la biomécanique de ses athlètes en vue des Championnats du monde ?
(PD : reconstruire un but en 3D est facile, le difficile est qu'il ne ressemble pas marqué avec la jambe de un bonhomme Lego)