Mutation chez les yaks inspire une possible thérapie pour la sclérose en plaques

Publié le 16 March 2026 | Traduit de l'espagnol

Une étude publiée dans la revue Neuron indique qu'une mutation génétique présente chez les animaux adaptés à l'altitude, comme les yaks, pourrait ouvrir une voie pour traiter les maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques. Cette variante dans le gène Retsat protège le cerveau en conditions de faible oxygène et favorise la production de mieline, la couche isolante des neurones qui se dégrade dans ces pathologies.

Un yak en hautes montagnes, avec une neurone brillante et sa gaine de myéline se régénérant sur son dos, symbolisant la mutation protectrice.

Le mécanisme moléculaire : de la vitamine A à la réparation neuronale 🧬

Des chercheurs de l'Université Jiao Tong de Shanghai détaillent que Retsat agit sur une molécule dérivée de la vitamine A (ATDR), la transformant en une autre appelée ATDRA. Ce composé final agit comme un déclencheur pour la maturation des oligodendrocytes, les cellules responsables de la génération de myéline. Dans des modèles avec des souris, la mutation ou l'administration directe de ATDR/ATDRA a amélioré la myélinisation et réduit les dommages cérébraux dus à l'hypoxie, montrant des effets positifs dans des conditions similaires à la SEP.

Les yaks, prochains gourous de la neurocience 🐂

Qui aurait dit que la clé pour un cerveau plus résistant ne se trouverait pas dans un laboratoire ultramoderne, mais paissant sur les pentes de l'Himalaya. Il s'avère que, pendant que nous nous sentons étourdis dans un col de montagne, le yak possède de série un système de neuroprotection de luxe. Il reste maintenant à déchiffrer si ce qui fonctionne chez un rongeur avec des gènes de yak et chez un beau ruminant peut se traduire chez notre espèce. Au moins, c'est une voie de recherche avec plus de bases que certains superfoods à la mode.