MG annonce en Galice un montage léger qui nest pas une véritable usine

03 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

MG consacrera 200 millions à une usine en Galice pour assembler 120 000 voitures par an. Mais ils ne construisent pas une véritable usine, mais un centre d'assemblage léger. Les pièces arriveront déjà fabriquées de l'étranger et ici, ils ne feront que les assembler pour contourner les droits de douane et étiqueter le produit comme made in Spain. Les politiciens célèbrent l'investissement chinois, bien que les emplois soient temporaires, la technologie reste à l'étranger et le bénéfice industriel pour la région sera minime.

Un hangar industriel vide avec des drapeaux de la Chine et de la Galice ; des pièces empilées et une voiture à moitié montée.

Assemblage sans technologie ni chaîne d'approvisionnement locale 🏭

Le modèle de MG reproduit celui d'autres marques chinoises en Europe : importer des composants déjà fabriqués et effectuer un assemblage de base sur place. Cela évite les droits de douane à l'importation et permet d'utiliser des étiquettes d'origine locale, mais ne génère pas de transfert technologique ni de développement de fournisseurs. Alors que les usines européennes ferment et que l'industrie auxiliaire galicienne s'effondre, ce projet n'offre que des emplois peu qualifiés et temporaires. La promesse de fabrication est, en réalité, une astuce logistique pour contourner les douanes.

L'usine IKEA pour voitures : tu apportes la boîte, tu montes à la maison 🛠️

Autrement dit, MG va assembler 120 000 voitures par an comme on monte une étagère IKEA : pièces prédécoupées, instructions de base et un tournevis. Les politiciens locaux se frottent les mains en annonçant des emplois de qualité, qui se révèlent ensuite être des équipes de 12 heures à visser des pare-chocs. Bien sûr, l'autocollant vert made in Spain est très joli dans le catalogue. Une miette étiquetée comme un steak, mais bon, au moins ce n'est pas un centre logistique d'Amazon.