Lodyssée de reconstruire le Don Quichotte inachevé dOrson Welles

29 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Les archives cinématographiques espagnoles, en collaboration avec des institutions de France, d'Italie et d'Allemagne, ont entrepris la tâche titanesque de reconstruire le film Don Quichotte d'Orson Welles. Pendant 30 ans, le réalisateur a tourné des fragments sans parvenir à un montage final. Aujourd'hui, 70 000 mètres de pellicule seront examinés manuellement pour récupérer cette œuvre clé du cinéma classique espagnol.

Expert en restauration de films examinant une bande de film 16 mm de Don Quichotte d'Orson Welles, tenant une loupe grossissante sur des cadres de celluloïd endommagés, tandis qu'une table lumineuse éclaire les perforations et les couches d'émulsion, des boîtes de film éparpillées et une table de montage Steenbeck visibles en arrière-plan, processus montrant une analyse manuelle image par image, illustration technique cinématographique, éclairage chaleureux d'archives, particules de poussière flottant dans le faisceau lumineux, bobines métalliques empilées, détail photoréaliste du grain et des rayures du film, ombres clair-obscur dramatiques, atmosphère de salle de montage vintage

Sans IA : la pellicule est examinée à l'ancienne 🎞️

Face à la tentation d'utiliser l'intelligence artificielle, le consortium a opté pour une restauration artisanale. Des techniciens de cinémathèque examineront image par image les 70 000 mètres de celluloïd, cherchant des indices sur l'intention originale de Welles. Ce processus, loin de l'automatisation, nécessite de recouper des notes, des scénarios et des interviews. Le but est d'assembler une version cohérente sans ajouter de contenu généré, en respectant le matériel existant.

Welles a tourné pendant 30 ans et ne l'a toujours pas terminée 🤔

Orson Welles a passé trois décennies à tourner des scènes de Don Quichotte, changeant d'acteurs et de lieux selon son humeur. Aujourd'hui, un groupe d'archivistes tentera de déchiffrer ce qu'il voulait raconter. Quelqu'un devrait les prévenir que, si Welles lui-même n'a pas pu la terminer, peut-être que la pellicule a raison. Mais bon, au moins le public pourra rire des rebondissements impossibles du cinéaste.