El marjal de Sagunt sassèche : de quatre mille à sept cents hanegades en production

11 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La superficie cultivable du marais nord de Sagunt, Benavites et Quartell est tombée à des niveaux historiquement bas. En quelques années à peine, on est passé de 4 000 hanegadas en production à seulement 700. Les coûts qui explosent, les bas prix des fruits et l'absence de relève générationnelle ont transformé la zone en un paysage de champs abandonnés.

champ abandonné de marais valencien, sol craquelé et sec, anciens canaux d'irrigation obstrués par des herbes sèches, restes d'outils agricoles rouillés comme des houes et des sécateurs jetés parmi les mauvaises herbes, un vieux tracteur en panne à moitié caché par des buissons, au fond une ferme en ruines au toit effondré, au coucher du soleil avec une lumière dorée et des ombres allongées, montrant le contraste entre la terre stérile et les montagnes à l'horizon, style cinématographique réaliste, photographie documentaire, textures de poussière et de végétation morte, atmosphère d'abandon et de décadence agricole, ultra détaillé

Technologie et irrigation : des solutions que personne n'applique à temps 🌱

La modernisation de l'irrigation et la mise en place de systèmes de surveillance des cultures pourraient réduire les coûts de 30 % dans ces exploitations. Capteurs d'humidité, irrigation goutte-à-goutte automatisée et drones pour détecter les parasites sont des outils disponibles, mais leur coût initial dépasse les 10 000 euros par hectare. Sans aides directes ni coopératives pour partager l'investissement, les agriculteurs choisissent de ne pas planter. La technologie ne manque pas ; ce qui manque, c'est quelqu'un qui puisse la payer.

Le champ pleure et le supermarché vend l'orange à prix d'or 🍊

Alors que l'agriculteur vend l'orange à 15 centimes le kilo, dans la grande ville, le même fruit se paie 2 euros. Quelque chose ne colle pas, sauf si le transport, le plastique et le logo du supermarché valent plus que la sueur du paysan. La solution magique des politiciens : planter plus de plastique de serre ou demander aux jeunes de revenir à la campagne. Oui, et en prime, qu'ils paient l'électricité avec des mandarines.