Le drame dEFS : un fossile numérique qui divise le noyau Linux

09 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Un contributeur se propose de maintenir le pilote EFS, un système de fichiers de SGI IRIX des années 90, bien qu'il ne l'utilise pas. Les développeurs débattent de sa suppression car les outils pour le créer ne fonctionnent plus sur du matériel moderne. Le débat n'affecte pas 99,9 % des utilisateurs, mais occupe les gros titres qui projettent une image de communauté démocratique et minutieuse.

Code source du noyau Linux sur un écran, un fichier nommé efs.c surligné en rouge, la main d’un développeur survolant une touche Suppr tandis qu’une autre main s’approche pour protéger le fichier, station de travail vintage SGI IRIX avec de la poussière sur son boîtier en arrière-plan, une disquette étiquetée EFS 1990s partiellement insérée, des lignes de code lumineuses s’estompant en poussière numérique, illustration technique photoréaliste, éclairage latéral dramatique, ombres profondes, angle de prise de vue cinématographique en contre-plongée, reflets de baies serveur métalliques, ambiance industrielle à fort contraste, textures de circuits imprimés ultra-détaillées

Code mort qui consomme le temps des mainteneurs bénévoles 🕰️

Maintenir EFS implique des heures de révision, de correctifs et de tests qui pourraient être consacrées à des vulnérabilités critiques ou à l'optimisation des performances sur du matériel actuel. Le contributeur cherche des mérites dans la communauté open source, pas à résoudre un problème réel. Pendant ce temps, la complexité du noyau augmente et le financement stable pour les mainteneurs essentiels reste une question en suspens qui ne reçoit pas la même attention médiatique.

Le citoyen lambda : qu'est-ce qu'EFS et pourquoi devrais-je m'en soucier ? 🤔

Pour l'utilisateur lambda, EFS est aussi pertinent qu'une disquette dans une Tesla. Mais le débat public sur un logiciel ancien sert à détourner l'attention des problèmes graves du noyau : une complexité croissante et des mainteneurs épuisés qui travaillent sans financement. Au final, la seule chose qui reste claire, c'est que quelqu'un veut voir son nom dans le changelog, même si personne ne sait à quoi sert son code.