Chasseur européen annulé : cent milliards de litiges industriels

09 June 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

L'Allemagne et la France ont mis fin au projet d'avion de chasse de nouvelle génération, un programme évalué à plus de 100 milliards d'euros lancé en 2017. La cause n'est pas technique, mais un bras de fer entre Dassault et Airbus pour le partage du gâteau industriel. Chaque entreprise voulait diriger la conception et la charge de travail, et les gouvernements n'ont pas servi de médiateurs car ils privilégient l'emploi local à la coopération.

Deux plans de chasseur déchirés par des griffes mécaniques, fragments de logos Dassault et Airbus éparpillés sur une table à dessin, écrans de logiciel de CAO montrant des diagrammes de propriété de conception divisée, ingénieurs tirant aux extrémités opposées d'un longeron d'aile en titane, morceaux de fibre de carbone brisés sur le sol, éclairage latéral dramatique sur des outils aérospatiaux, style d'illustration technique avec des reflets bleus métalliques et rouges, visualisation d'ingénierie photoréaliste, atmosphère d'atelier industriel, tension visible dans le langage corporel

La conception du chasseur s'est écrasée sur la répartition des tâches 💥

Dassault, basée en France, exigeait un contrôle total sur l'architecture de l'avion, s'appuyant sur son expérience avec le Rafale. Airbus, depuis l'Allemagne, réclamait une plus grande participation au développement du fuselage et des systèmes de combat. Les négociations se sont enlisées car aucune des parties ne cédait la moindre parcelle de sa part de travail. Le résultat est que les 100 milliards d'euros n'ont jamais été réellement alloués, mais l'annonce de l'annulation sert aux deux pays pour justifier désormais le développement de leurs propres chasseurs séparément, doublant ainsi les dépenses que paieront les contribuables européens.

L'Europe unie : deux chasseurs pour le prix d'un (et demi) 💸

Maintenant que le projet commun a échoué, la France et l'Allemagne se lanceront dans la fabrication de leurs propres avions de combat. Le contribuable européen financera deux programmes militaires au lieu d'un, tandis que les gouvernements blâment Dassault et Airbus pour éviter leurs responsabilités. La morale est claire : quand il y a de l'argent en jeu, la coopération européenne s'évanouit. L'armée européenne reste un joli slogan pour les meetings, mais dans la pratique, chacun tire de son côté.