Une étude révèle que la majorité des centres de données se trouvent dans des climats non idéaux

Publié le 17 January 2026 | Traduit de l'espagnol
Mapa mundial que muestra la ubicación de centros de datos, con puntos rojos destacando las instalaciones en zonas con temperaturas medias anuales por debajo de 18°C o por encima de 27°C, superpuesto a un gráfico de barras que compara el número de centros dentro y fuera del rango ASHRAE.

Une étude révèle que la majorité des centres de données se trouvent dans des climats non idéaux

L'infrastructure numérique mondiale croît à un rythme accéléré, mais pas toujours dans les conditions les plus optimales. 🔍 Une analyse récente de Rest of World expose une réalité préoccupante : sur les 8808 centres de données identifiés dans le monde, près de sept mille ont été construits dans des zones climatiques qui ne respectent pas les paramètres thermiques recommandés par l'association ASHRAE pour une exploitation avec une efficacité maximale.

Le décalage entre la norme et la géographie réelle

Des experts ont croisé les données de localisation de ces installations avec des relevés historiques de température. Le guide de ASHRAE indique que les équipements fonctionnent mieux lorsque la température de l'air extérieur se maintient entre 18 et 27 degrés Celsius. Cependant, la comparaison montre que la grande majorité des centres situés en dehors de cette plage se trouvent dans des régions avec une moyenne annuelle inférieure à 18°C. Dans ces environnements froids, la gestion de l'humidité et du flux d'air devient critique. Encore plus complexe est le cas d'environ six cents centres qui opèrent là où la moyenne dépasse 27°C, affrontant la chaleur excessive comme un défi quotidien. 🌡️

Les données clés du décalage thermique :
  • Près de 7000 centres (sur 8808 au total) se trouvent dans des climats non recommandés.
  • La majorité dans des zones froides (moyenne < 18°C), où le contrôle de l'humidité est vital.
  • Environ 600 centres opèrent dans des zones chaudes (moyenne > 27°C), avec des défis constants de refroidissement.
Dans la course au traitement des données, parfois on refroidit plus la tête pour prendre la décision que les serveurs eux-mêmes.

Qu'est-ce qui motive ces choix de localisation ?

La logique derrière cette apparente contradiction n'est pas technique, mais économique et politique. Pour ceux qui construisent et exploitent ces centres, des facteurs comme le coût de l'énergie, le prix du terrain, les accords politiques favorables ou la qualité de la connectivité réseau pèsent généralement plus que la recherche d'une efficacité environnementale parfaite. L'explosion de la demande en puissance de calcul pour développer l'intelligence artificielle accélère cette tendance, en priorisant le déploiement rapide de capacité plutôt que l'optimisation de la consommation thermique à long terme. ⚡

Facteurs prioritaires pour choisir la localisation :
  • Coûts d'exploitation bas (énergie, terrain).
  • Existence d'infrastructures réseau et de politiques favorables.
  • Besoin d'étendre rapidement pour répondre à la demande en IA.

Le dilemme de la durabilité numérique

Cette pratique soulève des questions fondamentales sur la consommation énergétique future et dans quelle mesure la croissance numérique peut être durable. Compenser les coûts plus élevés de refroidissement ou de chauffage des équipements avec des terrains bon marché peut être une solution à court terme, mais à long terme, cela augmente l'empreinte environnementale du secteur. L'étude suggère que, si ces priorités ne sont pas réexaminées, l'efficacité globale du réseau numérique pourrait en pâtir. 🤔