Artur Ganszyniec, designer principal de la narration du premier The Witcher, a pointé une erreur narrative qui a conditionné la saga. Dans une déclaration, il a expliqué que l'épilogue cinématographique original, qui montrait Geralt se faire arrêter, a été un succès problématique. Cette fin a obligé The Witcher 2 à partir d'une prémisse forcée : une histoire sur des sorceleurs assassins de rois.
Comment une décision de production narrative a enchaîné la conception des quêtes ⛓️
Le choix de l'épilogue n'était pas un scénario indépendant, mais un recours de production qui a fixé des variables. En fermant le premier jeu avec Geralt arrêté pour la mort de Foltest, les développeurs de la suite ont vu leur espace de conception réduit. La trame de The Witcher 2 a dû alors construire son premier acte autour de cette prémisse établie, en consacrant des ressources narratives à justifier une situation qui ne partait pas de zéro. Cela montre comment une solution de clôture peut limiter la liberté dans le développement d'une suite.
Le lourd fardeau d'être le bouc émissaire parfait 🐐
Ainsi, Geralt, le mutant qui survit aux bêtes et aux malédictions, est vaincu par un court-métrage de quelques minutes. Bien sûr, la justice réelle est efficace quand elle a besoin d'un coupable avec des cicatrices voyantes. Les pauvres Letho et ses compagnons n'ont eu qu'à suivre le scénario : si l'épilogue te présente déjà comme régicide, mieux vaut trouver des sorceleurs qui l'ont vraiment fait. Au moins, c'est eux qui ont assuré la cohérence.