Le film GOAT de Sony Pictures Animation a marqué 2026. Réalisé par Tyree Dillihay, il raconte le combat de Will Harris, une chèvre qui aspire à un sport de géants. L'approche de Dillihay était claire : le style visuel devait être au service de l'histoire. Pour cela, un monde a été construit du point de vue animal, crédible mais accessible, où chaque élément renforçait la sensation d'oppression du protagoniste.
Construction d'un environnement organique : design et pipeline intégré 🏗️
Le développement n'a pas été linéaire. L'équipe a travaillé en parallèle sur l'histoire, les personnages et les décors pour obtenir une cohésion. Le monde a été conçu en premier pour les animaux : meubles à leur échelle, outils adaptés aux sabots et un sport avec des règles animales. Cela a exigé un pipeline où modélisateurs et scénaristes ont collaboré dès le début. L'éclairage et les angles de caméra ont été utilisés pour accentuer la petitesse de Will, faisant de l'environnement un personnage supplémentaire dans son conflit.
Quand le mobilier te fait te sentir une chèvre 🛋️
C'est un détail qui passe inaperçu, mais qui définit l'expérience. Dans GOAT, s'asseoir sur un canapé n'est pas un repos, c'est une prouesse d'escalade. Ouvrir une porte nécessite un mouvement complexe de saut et de poussée avec la tête. On sort du cinéma en regardant les poignées de sa propre maison avec méfiance, se demandant si, en réalité, elles ont été conçues par une conspiration d'ours. Le monde est fait pour que tu te sentes déplacé, et cela fonctionne si bien que même ton propre salon semble hostile.