L'entreprise néerlandaise MX3D a achevé le projet PIONEER, financé par l'UE, validant que la fabrication hybride par arc et fil (WAAM) est prête pour le génie civil à grande échelle. L'initiative s'est concentrée sur l'industrialisation de la conception, de la fabrication et de la certification automatisées de composants en acier hybrides optimisés structurellement, avec le soutien de l'Imperial College de Londres pour la validation sous des charges réalistes.
Comment fonctionne la fabrication hybride WAAM pour les composants en acier 🏗️
Le procédé WAAM dépose du métal couche par couche à l'aide d'un arc électrique, combiné à des techniques de fabrication soustractive pour atteindre une précision dimensionnelle. MX3D a développé un flux de travail intégrant un logiciel de conception générative, une simulation des contraintes et un contrôle qualité en ligne. Cela permet de créer des pièces en acier aux géométries complexes qui réduisent le poids sans sacrifier la résistance, éliminant le besoin de moules et minimisant le gaspillage de matériau par rapport aux méthodes traditionnelles.
Le pont qu'ils ont imprimé et qu'ils veulent maintenant agrandir 🚧
Après que leur célèbre pont imprimé à Amsterdam se soit révélé être plus une attraction touristique qu'une révolution structurelle, MX3D revient à la charge avec PIONEER. Ils promettent désormais que leurs pièces hybrides ne sont pas seulement belles sur Instagram, mais qu'elles supportent le poids d'un camion. Que l'Imperial College ait mis la main à la pâte suggère que cette fois, ce n'est pas seulement de l'esbroufe : peut-être que les ingénieurs civils cesseront de considérer l'impression 3D comme un jouet d'architectes modernes.