Impression 3D pour réacteurs nucléaires : de mois à semaines

29 April 2026 Publicado | Traducido del español

Le Laboratoire national d'Oak Ridge (ORNL) applique l'impression 3D grand format à la construction de réacteurs nucléaires. Le projet, dirigé par Ahmed Arabi Hassan, vise à réduire les délais de fabrication des composants structurels de plusieurs mois à quelques semaines, en exploitant des géométries impossibles avec les méthodes traditionnelles. L'initiative est déjà déployée dans le premier réacteur à sels fondus des États-Unis, sur le site historique K-25.

L'impression 3D grand format crée des composants métalliques pour un réacteur nucléaire, réduisant les délais de plusieurs mois à quelques semaines au laboratoire Oak Ridge.

Fabrication additive pour blindages et canaux de refroidissement ⚛️

La technique permet de créer des pièces aux formes complexes, comme des blindages internes et des canaux de refroidissement courbes, qui seraient irréalisables avec des coffrages en béton. L'ORNL utilise des imprimantes grand format qui déposent la matière couche par couche, en utilisant des polymères et des composites céramiques. Cela élimine le besoin de moules et réduit le gaspillage de matériau. La précision dimensionnelle surpasse celle des processus manuels, accélérant l'assemblage final du réacteur.

Désormais, le cœur atomique s'imprime comme un meuble IKEA 🖨️

Les ingénieurs sont passés du coulage du béton pendant des mois à l'appui sur le bouton d'impression en attendant que la pièce sorte chaude. Si tout se passe bien, le réacteur aura des canaux de refroidissement parfaits. Si cela échoue, ils auront un presse-papier radioactif de 200 kilos. Au moins, quand quelque chose tourne mal, on ne blâme plus le coffreur, mais le fichier STL. L'énergie nucléaire n'a jamais été aussi proche d'une erreur logicielle.