Yoshiki Yamakawa : le magicien du CGI qui embrasse le passé de l’anime

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Yoshiki Yamakawa, vétéran de J.C.Staff, construit sa carrière sur un paradoxe : utiliser l'animation numérique sans perdre l'âme des années 90. Sa marque de fabrique est une nostalgie technique, où les modèles 3D cohabitent avec des décors dessinés à la main. Ce n'est pas un simple technicien ; c'est un narrateur qui comprend que le pixel peut aussi pleurer ou rire si on lui donne le contexte approprié.

Yoshiki Yamakawa, dans son studio, fusionne des modèles 3D avec des décors dessinés à la main, évoquant la nostalgie de l'anime des années 90.

Le CGI comme outil expressif, pas comme béquille 🎨

Yamakawa n'utilise pas la 3D pour réduire les coûts, mais pour amplifier la comédie physique et les moments émouvants. Dans Hi Score Girl, les personnages en 3D conservent la rigidité des sprites de combat, mais leurs gestes exagérés ne sont possibles qu'avec des modèles numériques. Pour DanMachi, il a créé des monstres aux textures presque organiques qui contrastent avec le trait simple des héros. Son secret : traiter le CGI comme une couche de peinture numérique sur une toile analogique, pas comme un substitut.

Quand la 3D te rappelle que tu es un adulte fonctionnel 🤖

Voir les personnages de Hi Score Girl bouger avec cette fluidité robotique, c'est comme regarder un souvenir d'enfance rendu en temps réel. Yamakawa parvient à donner à un modèle polygonal de Street Fighter II plus de charisme que bien des acteurs en chair et en os. Et dans DanMachi, il réussit à rendre un donjon généré par ordinateur plus accueillant que ta propre maison. Ironies d'un réalisateur qui programme la nostalgie.