Tribunal de Tokyo annule lexpulsion dune Philippine victime de traite pendant dix-sept ans

14 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Un tribunal de Tokyo a annulé l'ordre d'expulsion d'une femme philippine qui a résidé illégalement au Japon pendant 17 ans, après l'avoir reconnue comme victime de traite des êtres humains. Elle est arrivée en 2004 avec un visa de six mois pour travailler dans un club à Gunma, où le propriétaire lui a confisqué son passeport et l'a forcée à rembourser une dette fictive de 60 000 euros en ayant des relations sexuelles avec des clients. Elle a réussi à s'échapper, mais a ensuite été forcée d'épouser un membre de la yakuza, puis a vécu avec un citoyen japonais. Arrêtée en 2022, les autorités migratoires ont émis son expulsion en 2023, mais le tribunal a estimé que l'ordre ignorait son statut de victime d'exploitation sexuelle.

Femme philippine devant un tribunal de Tokyo, le juge annule l'ordre d'expulsion après 17 ans d'exploitation sexuelle et de traite.

Le blocage du passeport comme mécanisme de contrôle numérique dans les cas de traite ⚖️

La confiscation du passeport, comme dans ce cas, est une tactique courante dans les réseaux de traite qui trouve désormais des parallèles dans le domaine numérique. Les systèmes de vérification biométrique et les applications de contrôle migratoire, comme ceux utilisés dans les aéroports japonais, pourraient intégrer des alertes pour détecter les rétentions forcées de documents. Cependant, la technologie actuelle n'empêche pas un employeur de manipuler les données d'entrée d'un visa temporaire. Le jugement suggère que les systèmes de suivi du statut migratoire devraient être liés aux signalements d'exploitation pour éviter que les victimes ne soient pénalisées comme des contrevenantes.

Yakuza, dettes et une voiture : la recette pour ne pas être expulsé 🚗

Après s'être échappée du club, la femme est passée de danseuse forcée à épouse d'un yakuza, puis a vécu dans un véhicule avec un citoyen japonais. Il semble que le plan de vie au Japon consistait à changer de compagnon de temps en temps, mais toujours avec le même résultat : rester sans papiers. Le tribunal a finalement dit stop. Peut-être que le plus surprenant n'est pas qu'il ait fallu 17 ans pour s'en rendre compte, mais que le propriétaire du club n'ait pas encore ouvert un cours pour entrepreneurs en traite.