Transplantations dutérus : le rôle clé de la technologie 3D à Baylor

13 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Une étude récente du Centre de Transplantation Utérine de Baylor à Dallas, la plus vaste à ce jour, analyse 44 procédures réalisées entre 2016 et 2026. Sur les 44 femmes, 27 ont réussi à donner naissance. Cette avancée, qui offre une option aux femmes souffrant d'infertilité par facteur utérin absolu (une sur 500), ne serait pas possible sans une planification chirurgicale précise. C'est là que la technologie 3D, de la modélisation anatomique à l'impression de répliques, devient un allié indispensable.

Modèle 3D d'utérus pour planification chirurgicale de transplantation, Baylor Dallas

Modélisation vasculaire et planification préopératoire avec impression 3D 🏥

La clé du succès de ces transplantations réside dans la connexion vasculaire. L'utérus donné doit recevoir un flux sanguin adéquat par anastomose d'artères et de veines de petit calibre. Pour y parvenir, l'équipe de Baylor utilise des IRM haute résolution pour générer des modèles 3D numériques du bassin de la receveuse et de l'utérus donné. Ces modèles permettent de visualiser l'anatomie vasculaire exacte, d'identifier les variantes anatomiques et de planifier les incisions chirurgicales. De plus, des répliques physiques de l'utérus et des vaisseaux sanguins sont imprimées, permettant aux chirurgiens de simuler la procédure et de répéter les connexions avant la chirurgie réelle, réduisant ainsi le temps d'ischémie et les complications.

Au-delà de la chirurgie : une précision qui sauve des vies 🩺

L'étude rapporte que 37 des 44 femmes avaient un utérus fonctionnel un mois après la transplantation, et 31 ont obtenu des grossesses. Bien que huit patientes aient souffert de complications comme le diabète gestationnel, les nouveau-nés ont présenté des scores d'Apgar sains. La technologie 3D facilite non seulement une chirurgie plus sûre, mais permet également une meilleure sélection des donneuses et des receveuses. En visualisant la compatibilité anatomique avant l'opération, les risques de thrombose ou d'échec de la greffe sont minimisés. Cette approche démontre que la biomédecine 3D n'est pas un luxe, mais un outil fondamental pour les procédures complexes où chaque millimètre compte.

Utiliseriez-vous ce jumeau numérique pour la planification chirurgicale ?