Le ministre italien de la Culture, Alessandro Giuli, a destitué Emanuele Merlino et Elena Proietti, les deux principaux membres de son équipe. Cette décision fait suite à la polémique suscitée par le refus de financement d'un documentaire sur Giulio Regeni, le chercheur assassiné en Égypte en 2016. Giuli a qualifié la gestion de inacceptable et a assuré qu'il n'avait pas été informé.
La bureaucratie numérique échoue à gérer les fonds culturels 🏛️
Dans l'administration publique, les flux d'approbation de projets reposent souvent sur des systèmes numériques de signature et de traçabilité. Cependant, ce cas révèle que la chaîne d'autorisations peut se rompre s'il n'y a pas de transparence dans les permissions. Une plateforme centralisée avec des registres d'accès et des notifications obligatoires éviterait que des décisions comme le refus de financement d'un documentaire sensible passent inaperçues pour le titulaire du ministère.
L'art de ne pas être au courant de son propre ministère 🎭
Giuli a destitué ses conseillers pour un documentaire dont, selon lui, il ignorait même le refus. C'est comme si ton assistant annulait tes vacances sans te prévenir et que tu l'apprenais par le patron. La gestion culturelle italienne démontre que, parfois, la meilleure façon d'éviter les polémiques est de ne rien savoir jusqu'à ce qu'il faille virer quelqu'un.