Tatsuya Oishi, architecte visuel de Shaft, a transformé Monogatari en un phénomène esthétique. Son style s'inspire du cinéma de la Nouvelle Vague, mêlant images réelles, typographies agressives et un montage fragmenté. Il ne recherche pas la fluidité, mais une expérience viscérale qui désoriente et captive le spectateur dès le premier photogramme.
Montage fragmenté et typographie comme moteur narratif 🎬
Oishi utilise le montage comme une arme. Ses coupures abruptes et ses changements de texture visuelle brisent la continuité traditionnelle, obligeant le spectateur à reconstruire la scène. Les typographies ne décorent pas : elles font partie du dialogue, apparaissent et disparaissent à un rythme de mitraillette. Dans Kizumonogatari, l'utilisation de fonds réels sur l'animation génère un contraste délibéré, un choc qui renforce l'artificialité du médium. Chaque plan est calculé pour provoquer une réaction immédiate.
Quand le storyboard ressemble à une crise d'épilepsie contrôlée 🤯
Voir une œuvre d'Oishi, c'est comme essayer de lire un livre pendant que quelqu'un change les chaînes de télé à toute vitesse. Si dans Bakemonogatari tu te perdais entre des coupes de 0,5 seconde et des fonds psychédéliques, dans Kizumonogatari, il te jette directement dans un combat de vampires avec des textures en papier mâché. Il n'y a pas de juste milieu : soit tu entres dans son rythme, soit tu finis avec un mal de tête. Mais bon, au moins tu ne t'ennuies pas.