Le gouvernement de la Thaïlande a activé une quarantaine obligatoire de 21 jours pour les voyageurs en provenance de la République Démocratique du Congo et de l'Ouganda, ou ayant transité par ces pays. Cette mesure répond à l'épidémie d'Ebola qui cumule 204 décès et 867 cas suspects en RDC depuis mai, plus 1 décès et 6 cas en Ouganda. L'OMS alerte que la propagation réelle pourrait être plus importante, bien que la Thaïlande ne signale aucun cas de contamination.
Systèmes de traçage et protocoles d'isolement hospitalier 🏥
Pour gérer le risque, la Thaïlande a déployé des systèmes de traçage numérique dans les aéroports et les points d'entrée. Les voyageurs concernés devront s'enregistrer sur une application d'État qui surveille leur localisation et leur état de santé. Les symptômes d'Ebola, comme la fièvre ou les hémorragies, activeront un protocole d'isolement hospitalier immédiat. Le gouvernement utilise les données de vol et les registres migratoires pour identifier les contacts à risque, bien que l'efficacité dépende de la coopération de l'utilisateur et de la précision des registres.
Ebola ne demande pas de visa, mais la Thaïlande lui impose une quarantaine 🦠
Alors qu'Ebola voyage sans passeport ni bagage enregistré, la Thaïlande lui exige 21 jours de confinement. Le virus, qui ne comprend pas les formalités migratoires, doit désormais respecter le nouveau protocole thaïlandais. Si les symptômes apparaissent, le patient passe de touriste à patient isolé sans droit de se plaindre. Au moins, le wifi de l'hôpital est généralement correct, et le menu de quarantaine n'inclut pas de soupe de chauve-souris.