L'écrivaine Siri Hustvedt a présenté à Madrid son livre de mémoires Histoires de fantômes, où elle aborde le deuil suite à la mort de son mari Paul Auster. Lors de l'événement, elle a dénoncé la misogynie structurelle qu'elle a subie en étant considérée uniquement comme la femme d'Auster, affirmant que son intellect a été sous-estimé et ses idées attribuées à lui. Hustvedt a averti que le progrès n'est pas inévitable et qu'élever la voix est une défense collective.
Le syndrome du code fantôme : quand ton travail est attribué à un autre 👻
Dans le développement logiciel, ce phénomène a un nom : attribution erronée. Lorsqu'une développeuse propose une solution lors d'une revue de code, elle est souvent ignorée jusqu'à ce qu'un collègue masculin la répète et en reçoive le crédit. C'est un biais qui affecte la productivité et le moral de l'équipe. Des outils comme git blame ou les systèmes de revue par les pairs anonymes peuvent l'atténuer, mais sans un changement culturel, le problème persiste comme un bug non résolu.
Le correctif que personne ne veut appliquer : mettre à jour l'algorithme social 🔧
Si le code source de notre société avait un dépôt, la misogynie serait un bug hérité avec des décennies sans correctif. Certains insistent encore pour dire que c'est une fonctionnalité, pas une erreur. Mais comme le dirait tout développeur : si le problème est reproductible, il faut le déboguer. En attendant, Hustvedt nous rappelle qu'attendre un correctif du progrès sans faire de commit de changements réels est aussi illusoire que de compter sur le code qui s'écrit tout seul.