Shuhei Yabuta a commencé sa carrière dans le département 3DCG de Madhouse, mais c'est chez Wit Studio puis chez MAPPA qu'il a marqué les esprits. Son travail sur Vinland Saga a prouvé que l'animation numérique pouvait servir un récit historique sans esbroufe. Yabuta ne recherche pas la spectacularité vide, mais des décors crédibles et des mouvements de caméra que le 2D traditionnel ne permet pas. Son approche privilégie l'intégration organique de la 3D pour obtenir un réalisme brut et fonctionnel.
La fusion numérique qui soutient l'épopée nordique ⚔️
Yabuta applique la 3D comme un outil de soutien, pas comme un substitut. Dans Vinland Saga, les décors numériques permettent des séquences de bataille avec des travellings impossibles en animation manuelle. Le modélisation des bateaux, des paysages et de l'architecture est construite avec des polygones qui sont ensuite intégrés à des couches 2D. Le processus évite l'éclat artificiel et recherche des textures mates, presque sales. Dans Inuyashiki, la 3D a été utilisée pour les mouvements robotiques et les explosions, tout en conservant l'expressivité faciale en 2D. Yabuta comprend que la technologie doit être invisible.
Quand les Vikings deviennent des polygones (et ce n'est pas grave) 🛶
Yabuta a réussi à faire en sorte que les Vikings les plus rudes de l'anime ne ressemblent pas à des poupées de plastique, ce qui était la peur de tous. Voir Thorfinn courir dans une forêt en 3D sans que l'effort technique ne se remarque est presque un miracle. Dans Inuyashiki, le grand-père robot volait et tirait avec la même naturel avec lequel d'autres personnages commandaient un café. Yabuta a démontré que la 3D n'est pas l'ennemi, juste un Viking de plus dans le bateau. Cela dit, mieux vaut ne pas demander combien d'heures de rendu chaque scène a coûté.