L'écrivain nicaraguayen Sergio Ramírez, naturalisé espagnol, a été proposé pour occuper le fauteuil vacant que Mario Vargas Llosa a laissé à l'Académie royale espagnole. L'initiative, soutenue par trois académiciens, cherche à faire de la place à la génération intermédiaire d'auteurs hispano-américains, située entre le boom littéraire et ceux nés à partir des années soixante. Ramírez, ancien vice-président du Nicaragua, cumule une longue carrière narrative et un engagement ferme envers la langue.
L'intelligence artificielle et l'écriture : alliée ou concurrente ? 🤖
Pendant que la RAE débat de tradition et de renouveau, la technologie avance à son propre rythme. Les modèles de langage, comme GPT, sont capables de rédiger des essais et des récits avec une correction syntaxique impeccable, mais ils manquent de l'expérience de vie et du contexte politique qui nourrit l'œuvre de Ramírez. Pour un écrivain avec son bagage, l'IA est un outil utile pour corriger des brouillons ou générer des idées, non un substitut au pouls narratif qui naît de la mémoire et de la critique sociale.
Le fauteuil de lettres qui attend son nouveau locataire 🪑
La nouvelle a provoqué une certaine ironie sur les réseaux : certains demandent si le fauteuil de Vargas Llosa est livré avec un manuel d'instructions pour gérer l'ego littéraire. D'autres suggèrent que, pour chauffer le siège, Ramírez devrait écrire un court récit sur la façon de survivre à un dîner d'académiciens sans qu'on vous demande votre avis sur le dernier best-seller. Au moins, il n'aura pas à s'inquiéter de l'orthographe : la RAE l'a déjà couverte.