Sénat enquête sur la possibilité de sanctionner des ministres absents

12 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Un groupe parlementaire du Sénat promeut un rapport juridique pour déterminer si les absences répétées de membres du gouvernement lors des séances de contrôle peuvent entraîner des responsabilités individuelles. Lors des deux dernières séances, 11 et 13 ministres étaient absents, dont ceux des Affaires étrangères, de la Transition écologique et de la Politique territoriale. L'initiative vise à explorer des voies parlementaires et judiciaires face à ce qu'ils considèrent comme un manquement à la fonction de contrôle de la Chambre haute. Le PSOE défend que les absences étaient dues à la gestion d'une crise sanitaire et nie toute irrégularité.

Un Sénat vide avec 11 chaises de ministres cassées et une pancarte 'Enquête juridique' sur fond de crise sanitaire.

La technologie de contrôle à distance qui pourrait résoudre la présence 🖥️

Bien que le règlement du Sénat ne prévoie pas la présence virtuelle pour les ministres, des systèmes de vidéoconférence sécurisée et de signatures biométriques pourraient permettre leur participation à distance. Des plateformes comme Webex ou Teams, utilisées pendant la pandémie, permettent des interventions en temps réel avec vérification d'identité par reconnaissance faciale. Cependant, l'obstacle juridique est clair : l'article 87 du Règlement exige la présence physique pour le contrôle parlementaire. Une modification technique nécessiterait de changer la norme, ce qui n'est pas à l'ordre du jour du Bureau du Sénat.

Ministres absents : le nouveau sport à risque parlementaire 🏅

Si l'absence de 13 ministres était une compétition olympique, l'Espagne raflerait les médailles. Le ministre des Affaires étrangères, par exemple, pourrait plaider qu'il négociait la paix mondiale, tandis que celui de la Transition écologique cherchait un nuage qui ne soit pas de fumée. Le curieux, c'est que le Sénat, chambre de représentation territoriale, se retrouve presque vide lorsqu'il s'agit de rendre des comptes. Peut-être que la solution serait d'installer un système d'amendes pour non-comparution, ou au moins un arrêt maladie collectif.