Saul Williams apporte le tambour sabar à l'ère du roman graphique

09 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Le musicien, poète et cinéaste Saul Williams publie Martyr Loser King, un roman graphique illustré par Morgan Stone. Le projet naît en 2011 et s'étend désormais à ce format, inspiré par une scène à Dakar : un adolescent utilisait un smartphone tout en construisant un tambour sabar. Williams réfléchit à la manière dont l'ancien et le moderne coexistent sans conflit.

Un adolescent à Dakar construit un tambour sabar en bois, tout en tenant un smartphone. La lumière du coucher de soleil mêle l'ancien et le moderne dans une scène vibrante.

Le tambour comme première technologie sans fil 🥁

Williams définit le tambour comme la forme la plus ancienne de communication sans fil, antérieure au wifi et au bluetooth. Le roman graphique explore ce paradoxe technique : un instrument acoustique qui transmet des signaux à distance sans fil, tandis que le personnage utilise un appareil numérique. L'œuvre oppose la logique de la percussion tribale à l'interface tactile, montrant comment les deux technologies répondent aux besoins humains de connexion.

Quand ton smartphone rivalise avec un tambour ancestral 📱

L'adolescent de Dakar n'imaginait sûrement pas que son multitâche artisanal finirait dans un roman graphique. Pendant qu'il taillait du bois d'une main et scrollait des memes de l'autre, sans le savoir, il donnait matière à un artiste conceptuel. Aujourd'hui, Martyr Loser King nous rappelle qu'avant d'envoyer un WhatsApp, nous envoyions déjà des rythmes. Certes, avec moins d'emojis et plus de percussion.