Une épidémie de rougeole a mis le Bangladesh à genoux. Depuis le 15 mars, plus de 500 enfants sont décédés, selon les données gouvernementales publiées le 23 mai 2026. Les hôpitaux de Dacca sont débordés, avec des salles spéciales improvisées mais sans suffisamment de lits de soins intensifs. Rien qu'au cours des dernières 24 heures, 13 mineurs ont perdu la vie, portant le nombre total de victimes à 512. C'est la pire épidémie d'une maladie évitable depuis des décennies dans le pays.
Et la technologie ? Sans vaccins, les données ne sauvent pas des vies 🏥
Alors que les hôpitaux se remplissent, le débat sur le rôle de la technologie dans la santé publique refait surface. Des systèmes de surveillance en temps réel et des applications de traçage des contacts existent, mais sans accès aux vaccins ni aux lits de soins intensifs, leur utilité est limitée. Au Bangladesh, la couverture vaccinale est tombée en dessous de 70 % dans les zones rurales. Les tableaux de données ne fabriquent pas de sérums et ne débloquent pas de lits. La fracture numérique ici n'est pas une question de connectivité, mais de logistique et de ressources de base.
Solution innovante : changer le nom du virus chaque semaine 💡
Face à la crise, certains créatifs du marketing sanitaire proposent de rebaptiser la rougeole en rougeole 2.0 ou rougeole Pro Max pour qu'elle ressemble à un nouveau défi technologique et attire des financements. Peut-être que si on l'appelle malware biologique, les gouvernements la prendront plus au sérieux. Pendant ce temps, les enfants continuent de mourir et les lits de soins intensifs restent aussi rares qu'un chargeur d'iPhone lors d'une panne d'électricité. Ironie du sort : évitable, mais pas évitée.