Reporters Sans Frontières a dénoncé la suspension de neuf médias français au Niger, dont l'AFP, France 24 et RFI. La junte militaire locale a justifié cette mesure par des accusations sans preuves concernant des risques pour l'unité nationale et l'ordre public, après un soulèvement au Mali. RSF qualifie cette action d'abusive et fondée sur des accusations fabriquées.
La coupure des signaux comme outil de contrôle numérique 📡
La suspension implique un blocage technique des signaux satellitaires et des plateformes numériques, affectant des milliers d'utilisateurs. Le Niger utilise des mécanismes de censure qui nécessitent une coordination avec les fournisseurs d'accès internet et les opérateurs de télécommunications. Cette action limite l'accès à une information indépendante et centralise le flux d'informations sur des canaux contrôlés par le gouvernement militaire, reproduisant des schémas observés dans d'autres régimes autoritaires.
Silence radiophonique : le nouveau succès d'audience 📻
La junte militaire a découvert qu'il est plus facile de réduire les journalistes au silence que de réfuter leurs reportages. Avec cette mesure, ils obtiennent un record d'audience zéro pour France 24 au Niger, un exploit qu'aucun algorithme de rating n'avait jamais atteint auparavant. Bien sûr, les citoyens peuvent désormais profiter d'un silence radiophonique absolu, idéal pour méditer sur l'unité nationale sans distractions extérieures.