La guerre sur la grande vitesse espagnole monte d'un cran. Renfe a refusé à Iryo l'utilisation de ses installations pour la maintenance lourde, arguant que la loi ne l'oblige qu'à céder de l'espace pour les révisions légères. Iryo, qui a besoin de ces ateliers pour maintenir ses trains en service, a porté l'affaire devant la CNMC, qui a déjà statué en sa faveur en obligeant Renfe à faciliter l'accès.
Maintenance lourde : la clé technique du conflit ferroviaire 🚆
La maintenance ferroviaire se divise en niveaux. Le niveau 1 comprend les révisions quotidiennes et le remplacement de composants mineurs. Le niveau 2, celui demandé par Iryo, englobe des opérations comme le remplacement des bogies, des systèmes de freinage ou de traction. Renfe soutient que ses ateliers sont saturés par sa propre flotte et que les céder pour des travaux lourds compromet son exploitation. La CNMC, cependant, estime que le refus limite la concurrence et nuit à l'opérateur privé.
Partager un atelier comme partager un appartement : il y a toujours un conflit 🏠
La situation rappelle celle où l'on partage un appartement et que l'un ne veut pas prêter la machine à laver. Renfe dit que la maintenance lourde, c'est comme utiliser son sèche-linge personnel, et qu'Iryo devrait s'acheter le sien. Iryo répond qu'il demande seulement à utiliser la buanderie commune parce que c'est ce que tous ont convenu en signant le contrat de location de la voie. Au final, la CNMC agit comme le propriétaire qui met de l'ordre : tout le monde à la vaisselle, mais sans abuser de l'eau chaude.