La police d'Osaka enquête sur la mort d'une femme retrouvée dans une chambre d'hôtel, avec des marques sur le cou indiquant une possible intervention d'un tiers. L'alerte, reçue tôt le matin, était basée sur le témoignage d'une connaissance qui a affirmé avoir entendu un homme avouer le crime. Pour une équipe de Pipeline Forense, cette affaire représente un scénario idéal pour appliquer des technologies de documentation tridimensionnelle permettant de capturer chaque détail de la scène et de confronter les versions des personnes impliquées.
Photogrammétrie et scan laser pour documenter la scène de crime 🔍
La première étape consisterait à effectuer un balayage avec un scanner laser terrestre (TLS) pour obtenir un nuage de points de la chambre d'hôtel, capturant la disposition exacte des meubles, des portes et des fenêtres. Parallèlement, des centaines de photographies haute résolution seraient prises sous plusieurs angles pour générer un modèle photogrammétrique détaillé du corps de la victime, en accordant une attention particulière aux marques sur le cou. Ce modèle haute résolution permettrait aux médecins légistes d'analyser la morphologie des lésions, comme la largeur et la profondeur des éventuels sillons, et de les comparer avec des objets présents sur la scène (câbles, ceintures ou tissus). La combinaison des deux ensembles de données, alignés dans un logiciel de traitement comme RealityCapture ou Agisoft Metashape, créerait un jumeau numérique exact de la chambre.
Simulation dans des moteurs de jeu pour valider les témoignages 🎮
Une fois le modèle 3D généré, il serait importé dans un moteur de jeu comme Unreal Engine 5 pour recréer la scène de manière interactive. Les enquêteurs pourraient simuler différentes trajectoires de mouvement pour la victime et l'agresseur, en se basant sur la position des marques sur le cou et la disposition du mobilier. Par exemple, on pourrait tester si la hauteur des marques correspond à une lutte debout ou si la disposition du lit suggère une immobilisation. Cette simulation, présentée comme une animation médico-légale lors du procès, permettrait aux juges et aux jurés de visualiser clairement si le témoignage du suspect est compatible avec les preuves physiques documentées.
Comment intégreriez-vous cette découverte dans un pipeline médico-légal existant ?