Un récent accord entre l'ONU et les États-Unis oblige que l'aide alimentaire d'urgence pour sept pays vulnérables soit produite sur le territoire américain. Cela implique que les aliments arriveront plus chers et plus lentement, car ils doivent voyager depuis l'Amérique du Nord au lieu d'être achetés localement. Cette mesure privilégie la protection de l'agriculture américaine au détriment de l'efficacité humanitaire.
Logistique inefficace : le coût réel du transport transocéanique 🚢
D'un point de vue logistique, envoyer des aliments depuis les ports américains vers des régions comme la Corne de l'Afrique ou le Sahel multiplie les coûts de fret et de stockage. Un conteneur de céréales peut mettre jusqu'à 45 jours à arriver, alors qu'un achat local se résoudrait en une semaine. De plus, la chaîne du froid devient plus coûteuse et les produits transformés perdent de leur valeur nutritionnelle sur de longs trajets. La technologie de transport ne compense pas la distance.
Le menu de la faim : voyage en première classe payé par le contribuable 🍽️
Ainsi, lorsqu'un enfant au Yémen recevra un paquet de riz, celui-ci aura parcouru 12 000 km en bateau, payé des péages et une assurance maritime, le tout pour qu'un agriculteur de l'Iowa ne se plaigne pas. C'est comme commander une pizza à livrer depuis une autre ville : elle arrive froide, plus chère, et le livreur garde le pourboire. L'efficacité humanitaire est sacrifiée sur l'autel du protectionnisme agricole.