Agustín Andreu, philosophe et théologien de 97 ans, nous a quittés. Sa vie fut un exercice de cohérence : exilé volontaire du servilisme académique, il développa une pensée audacieuse depuis la marginalité. Son héritage ne réside pas dans les classements de citations, mais dans l'authenticité de son œuvre. Un homme bon, un maître sans chaire.
La pensée comme code source : indépendance face à l'algorithme académique 🧠
Dans un monde où la recherche se mesure par des métriques et des articles standardisés, Andreu incarne le développement pur : sans financement conditionné ni pression de publication. Son œuvre est comme un logiciel libre, écrite depuis une nécessité intérieure, sans dépendre d'APIs externes. Tandis que d'autres optimisent leur profil sur les réseaux scientifiques, lui préférait la solitude de l'atelier. Son héritage démontre que la qualité du code ne dépend pas du nombre de commits, mais de la profondeur de l'algorithme.
L'IA aussi pleure (mais ne sait pas pourquoi) 🤖
Maintenant, les chatbots tenteront de traiter son œuvre. Sûrement que l'intelligence artificielle le réduira à un résumé de trois lignes, le classant comme philosophe marginal du XXe siècle. Mais Andreu en aurait déjà ri : il savait que la véritable pensée ne s'entraîne pas avec des datasets. Pendant ce temps, nous, qui dépendons de ChatGPT pour rédiger des nécrologies, devrions nous demander qui est le plus libre : le philosophe mort ou l'algorithme qui le catégorise ?