Lotus a survécu à des décennies de hauts et de bas, de changements de propriétaire et de promesses non tenues. Mais sous le parapluie de Geely, la firme britannique semble avoir laissé derrière elle la tentation des SUV mastodontes pour se tourner vers son essence. La recette du fondateur Colin Chapman, basée sur la simplification et l'allègement, est à nouveau au centre du débat. On ne parle plus de records de puissance, mais de comment enlever des kilos et redonner de l'agilité à un segment qui l'avait perdue.
L'ingénierie qui privilégie le gramme au cheval 🏎️
La nouvelle approche se traduit par un châssis en aluminium extrudé, des panneaux en composites légers et une obsession pour chaque vis. Geely a mis à disposition de Lotus sa plateforme modulaire, mais avec une prémisse claire : ne pas reproduire le poids d'une électrique conventionnelle. Les ingénieurs travaillent avec des batteries à densité améliorée et des moteurs compacts pour maintenir le centre de gravité bas. L'objectif n'est pas de dépasser les 1 000 CV, mais de faire en sorte que la voiture pèse moins de 1 600 kilos. Dans un monde où les électriques frôlent les trois tonnes, ce chiffre sonne presque comme une provocation.
Spoiler : le SUV électrique fera aussi un régime (même si ça lui coûte) 🍃
Oui, il y aura un SUV. On le sait, ça fait mal. Mais selon des sources internes, le futur Lotus Eletre pèsera juste assez pour ne pas faire honte au nom de Chapman. Les ingénieurs ont dû expliquer aux départements marketing que mettre un toit solaire en verre et 20 haut-parleurs n'est pas compatible avec la philosophie de la firme. Au final, le concessionnaire devra vendre deux versions : une pour le client qui veut aller vite, et une autre pour celui qui veut aller vite mais avec un massage lombaire. L'histoire se répète, mais au moins maintenant ils savent de quoi il retourne.