Dans les rues escarpées de Chongqing, les porteurs bangbang sont depuis des décennies une image quotidienne, transportant des marchandises sur leurs épaules. Mais la modernisation, avec de nouveaux moyens de transport et la technologie, est en train de faire disparaître leur métier. Pour les citoyens, cela signifie la disparition d'un service manuel traditionnel, laissant de nombreux travailleurs sans moyen de subsistance immédiat.
Drones et fourgonnettes : le relais technologique qui ne prévient pas 🚚
L'arrivée des fourgonnettes électriques, des systèmes logistiques par application et même des drones de livraison a rendu obsolète la force brute des bangbang. Ces porteurs, qui facturaient au poids et à la distance, doivent désormais rivaliser avec des algorithmes qui optimisent les itinéraires et réduisent les coûts. L'infrastructure de la ville, avec de nouveaux funiculaires et ascenseurs publics, a également diminué la demande de porteurs humains. Le changement est technique : efficacité contre tradition manuelle.
Adieu, bangbang : désormais, le poids est porté par l'appli 📱
Comme une ironie du sort, les bangbang voient comment un message sur le mobile remplace leur bâton de bambou. Désormais, monter un canapé au 15e étage ne signifie plus négocier le prix avec un porteur en sueur, mais payer un supplément sur l'application du moment. Bien sûr, si le livreur se plaint du poids, au moins l'algorithme ne lui répond pas par un : ça, mon grand-père le portait sans ascenseur.