La nouvelle console rétro Lenovo G02 a suscité l'intérêt des nostalgiques, mais aussi des alarmes juridiques. En incluant des jeux Nintendo sans licence, la firme chinoise s'expose à un éventuel procès, bien qu'elle ait délégué la responsabilité du logiciel aux distributeurs. Ce blindage juridique reflète un phénomène croissant sur le marché des consoles bon marché, où l'offre de titres classiques sans autorisation entre en conflit avec les droits de propriété intellectuelle.
Blindage technique : comment Lenovo esquive la responsabilité du logiciel ⚖️
Lenovo a conçu la G02 comme une plateforme ouverte, où le firmware n'inclut pas de jeux préchargés en usine. Ce sont les distributeurs qui ajoutent les ROMs, souvent sans licence, sur des cartes SD ou des mémoires externes. Cette approche permet à l'entreprise d'argumenter qu'elle ne vend que du matériel, tandis que le logiciel relève de la responsabilité de tiers. Cependant, Nintendo a tendance à poursuivre toute la chaîne de distribution, et le précédent d'affaires comme celle de la NES Classic Mini suggère que le géant japonais ne s'arrêtera pas à ce technicisme.
Nintendo : l'avocat le plus redouté du quartier rétro 🎮
Pendant ce temps, Nintendo aiguise ses épées juridiques et prépare une salve de lettres de cessation et d'abstention. La G02 n'est que le dernier clou dans le cercueil des consoles pirates, mais Lenovo sait que si les choses tournent mal, il peut toujours rejeter la faute sur le gars du magasin qui a mis les jeux. Au final, le seul perdant est l'acheteur, qui se retrouve avec une console qui, sans les ROMs, vaut autant qu'un presse-papier en forme de Game Boy.