Lenovo a lancé en Chine la console portable Lenovo G02, un appareil qui fait appel à la nostalgie avec un design rétro et un catalogue de milliers de jeux préinstallés, dont des titres protégés de Nintendo. Au prix de 64 dollars, elle a gagné en popularité auprès des amateurs d'émulation. Bien que des doutes aient surgi quant à son authenticité, la société a confirmé qu'il s'agit d'un produit officiel, mais distribué dans le cadre d'un accord de marque blanche exclusif pour le marché chinois, où Lenovo fabrique le matériel mais ne supervise pas le logiciel inclus.
Marque blanche et vide juridique dans l'émulation chinoise 🎮
L'accord de marque blanche permet à Lenovo de se désolidariser légalement du contenu. La société fabrique le matériel, mais le logiciel est fourni par un partenaire local, qui charge les jeux sans licence. Cela place l'appareil dans une zone grise : le matériel est officiel, mais la bibliothèque de titres protégés n'est pas autorisée. Pour les utilisateurs, cela signifie un accès à un vaste catalogue à faible coût, mais avec des risques de support nul et d'éventuels blocages futurs. L'émulation, une fois de plus, devient le centre du débat sur la propriété intellectuelle.
Nintendo, arrête de regarder ailleurs ⚖️
Pendant ce temps, les avocats de Nintendo sont probablement déjà en train de chauffer leurs moteurs, même s'ils prennent peut-être une pause en apprenant que Lenovo ne fait que prêter son nom. C'est comme si un ami te prêtait sa voiture pour aller acheter des DVD piratés : la voiture est légale, mais le voyage ne l'est pas. Ce qui est curieux, c'est que pour 64 dollars, tu as des milliers de jeux qui coûteraient un rein sur l'eShop de Nintendo. Bien sûr, n'attends pas de mises à jour ni de service technique. Au moins, si ça casse, tu peux toujours blâmer le partenaire chinois.