Une récente étude publiée dans Nature révèle que la pollution lumineuse mondiale a augmenté de 16 % entre 2014 et 2022. Cette augmentation de la lumière artificielle nocturne perturbe le cycle veille-sommeil humain, supprime la mélatonine avec des lumières froides et accroît les risques de diabète, de dépression et d'obésité. La faune n'est pas épargnée non plus : les oiseaux migrateurs se désorientent, les insectes meurent et les mammifères nocturnes perdent leurs habitats.
Le défi technique de réduire la pollution lumineuse 🌙
La solution passe par la refonte des systèmes d'éclairage public et domestique. Les lumières LED à spectre chaud (en dessous de 3000K) émettent moins de rayonnement bleu, principal responsable de la suppression de la mélatonine. Les capteurs de mouvement et les minuteries permettent de réduire l'intensité lumineuse lorsqu'il n'y a pas d'activité. À l'extérieur, l'utilisation de luminaires à blindage total évite la dispersion du faisceau vers le ciel. Ces mesures sont viables et ne nécessitent pas d'éteindre tout, seulement d'éclairer avec discernement.
Éteins cette lumière, nous ne sommes pas des lucioles en concert 🦇
Il semble que nous nous soyons acharnés à transformer la nuit en un jour perpétuel, comme si nous craignions que l'obscurité nous dévore. Pendant ce temps, les insectes se demandent pourquoi il n'y a plus de rendez-vous à l'aveugle sous la lune. Et nous, avec le téléphone sur la table de chevet, nous plaignons de ne pas dormir. Peut-être que le plus intelligent serait d'imiter les chauves-souris : sortir la nuit, mais sans réverbères. Ironies du progrès.