Toshio Suzuki, président du Studio Ghibli, a clarifié la signification de la fin de Kiki's Delivery Service. La scène où la jeune sorcière cesse de comprendre son chat Jiji n'est ni une erreur de scénario ni un caprice. Selon Suzuki, Jiji représente le dialogue intérieur de Kiki, son alter ego félin. En perdant la communication avec lui, la protagoniste atteint la maturité et n'a plus besoin de cette voix intérieure pour naviguer seule à Koriko.
L'alter ego comme système d'exploitation interne 🖥️
D'un point de vue technique, Jiji fonctionne comme un assistant vocal intégré dans le système cognitif de Kiki. Au début, ce dialogue intérieur est essentiel pour traiter l'environnement et prendre des décisions. Mais lorsque le personnage gagne en expérience, son logiciel interne se met à jour. La perte de communication avec Jiji n'est pas un bug temporaire comme la magie, mais une feature définitive : le système n'a plus besoin d'interface externe. Suzuki confirme que ce silence est permanent, ce qui indique que la dépendance à l'alter ego se désactive lorsque le développement personnel est achevé.
Adieu, Jiji : la fin des conversations avec soi-même 🐱
Autrement dit, Kiki grandit et son chat cesse d'être son confident. C'est comme quand tu deviens adulte et que ton moi de 15 ans arrête de te donner des conseils parce que tu as appris à faire des erreurs par toi-même. Ce qui est curieux, c'est que personne ne parle de ce que ressent Jiji à ce sujet : passer d'un oracle félin à un simple chat qui miaule et réclame du thon. Une perte de statut considérable. Mais bon, c'est la vie : tu mûris, tu perds de la magie et en plus ton animal de compagnie arrête de te parler.