Japon réforme la révision pénale après quarante-quatre ans dinjustice

13 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Le gouvernement japonais prévoit d'approuver le 15 mai un projet de loi visant à réformer le système de révision des procès pénaux. Cette initiative fait suite à l'affaire d'Iwao Hakamada, déclaré innocent en 2024 après 44 ans dans le couloir de la mort. Le projet vise à durcir les conditions pour que le parquet fasse appel des réouvertures de dossiers et exige la publication des motifs de ces appels.

Scène de tribunal japonais : un juge frappe avec un maillet sur le dossier d'Iwao Hakamada, avec un calendrier marquant 2024 et des ombres de 44 ans de barreaux.

Technologie judiciaire : transparence dans les appels ⚖️

Le projet final introduit des changements techniques dans le processus juridique. Il exige désormais que le parquet publie les motifs de ses appels devant les tribunaux supérieurs et la Cour suprême, un mécanisme visant à réduire l'opacité. De plus, les conditions pour contester les décisions de réouverture des dossiers sont durcies, limitant le pouvoir discrétionnaire de l'accusation. Cet ajustement procédural vise à éviter les retards comme ceux de l'affaire Hakamada, où la révision a pris des décennies.

Parquet japonais : il est temps de s'expliquer 📝

Après 44 ans, le parquet japonais découvre que faire appel sans donner de raisons n'est plus une option. Le nouveau projet leur exige de fournir la petite lettre de motifs avant de recourir, comme un justificatif médical pour s'absenter du travail. Au moins maintenant, si un procureur insiste pour maintenir quelqu'un dans le couloir de la mort, il devra écrire pourquoi. Qui sait, peut-être utiliseront-ils même un stylo.