La visite du chef militaire du Myanmar en Inde relance le débat sur la diplomatie pragmatique de New Delhi. Alors que l'Occident impose des sanctions suite au coup d'État de 2021, l'Inde privilégie ses intérêts stratégiques et la sécurité de sa frontière nord-est. Pour les citoyens, cette manœuvre vise à maintenir une influence régionale, même si elle ne change pas leur quotidien ni les relations commerciales immédiates.
La technologie de surveillance des frontières comme monnaie d'échange 🛰️
L'Inde propose des systèmes radar et des drones de surveillance pour sécuriser la frontière poreuse de 1 600 kilomètres avec le Myanmar. En échange, elle cherche à endiguer le trafic de drogue et d'armes, ainsi que la migration irrégulière. Cette coopération technique, loin de la rhétorique des droits de l'homme, se concentre sur les données satellitaires et les capteurs de mouvement. L'intelligence artificielle appliquée à la surveillance permet de prédire les routes de contrebande, un échange pratique qui profite aux deux parties sans heurts politiques.
Droits de l'homme : l'invité qui n'est jamais arrivé au dîner 🍵
Pendant que les dirigeants trinquaient au thé au jasmin, les droits de l'homme attendaient à la porte avec l'invitation perdue. Personne n'a posé de questions sur les prisonniers politiques ni sur la junte militaire. Après tout, quand il y a des radars et du gaz naturel en jeu, les bonnes manières passent au second plan. Comme le dit le proverbe local : si tu ne peux pas changer ton voisin, assure-toi au moins que ses déchets ne finissent pas dans ton jardin.