Photogrammétrie sous-marine et fatigue sur les bases éoliennes flottantes

11 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

Une défaillance critique dans le système d'ancrage d'une éolienne flottante a mis en alerte l'industrie offshore. La structure en béton s'est détachée de sa position d'origine, obligeant une équipe d'ingénieurs à réaliser une inspection médico-légale par photogrammétrie sous-marine. L'objectif principal était de déterminer si la fatigue du matériau a été accélérée par des courants marins non enregistrés dans les modèles de conception initiaux, un scénario qui teste les limites de la simulation structurelle.

Inspection médico-légale sous-marine de l'ancrage d'une éolienne flottante par photogrammétrie 3D haute résolution

Reconstruction Numérique et Simulation de Charges Dynamiques 🌊

Le processus a commencé par la capture de milliers d'images sous-marines de la base en béton. Celles-ci ont été traitées dans Bentley ContextCapture pour générer un nuage de points précis de l'élément endommagé. Ensuite, Rhino avec Grasshopper a été utilisé pour créer un modèle paramétrique reproduisant les fissures et déformations détectées. La pièce maîtresse de l'analyse était OrcaFlex, où les données de courants non cartographiés ont été introduites. Ce logiciel a permis de simuler l'historique des charges dynamiques sur le béton, en corrélant les pics de contrainte avec les zones de fatigue observées dans la reconstruction 3D. Enfin, 3ds Max a été utilisé pour visualiser la séquence de la défaillance et présenter les résultats de manière compréhensible pour l'équipe de maintenance.

Leçons pour l'Ingénierie Offshore ⚙️

La conclusion de l'étude a révélé que la fatigue du matériau n'était pas un défaut de fabrication, mais une conséquence directe de l'action cyclique de courants sous-estimés. Cet incident démontre la nécessité d'intégrer la photogrammétrie sous-marine comme outil d'inspection de routine dans les parcs éoliens flottants. Pour prévenir de futures défaillances, il est recommandé de mettre à jour les modèles OrcaFlex avec des données océanographiques en temps réel et de renforcer les ancrages avec des géométries optimisées via Grasshopper, capables de mieux dissiper les charges imprévues.

La photogrammétrie sous-marine appliquée à la surveillance des ancrages dans les bases éoliennes flottantes peut-elle détecter les microfissures de fatigue dans le béton avant qu'elles ne deviennent une défaillance critique ?

(PS : La fatigue des matériaux, c'est comme la tienne après 10 heures de simulation.)