Flow sanglant : discussion sur les règles et lhorreur à Washington Heights

12 May 2026 Publié | Traduit de l'espagnol

La librairie Fountain Bookshop à Manhattan accueille ce vendredi l'écrivaine Paula Sevenbergen, qui présentera son roman graphique d'horreur Flow, co-créé avec Claudia Balboni. L'œuvre explore le débat sur la reconnaissance des menstruations chez les filles, abordant la culpabilité, la honte et le harcèlement, mais aussi la merveille du corps humain. Un regard qui mêle la peur au viscéral.

Une librairie à l'éclairage chaleureux affiche une affiche de 'Flow' à côté d'une coupe menstruelle et de citrouilles, évoquant terreur et menstruations.

La narration graphique comme moteur de changement social 🎨

Sevenbergen utilise un style visuel dense et des contrastes d'encre pour représenter le cycle menstruel comme un processus biologique et émotionnel. La technique de Balboni combine des cases fragmentées et des plans serrés qui évoquent la claustrophobie, reflétant la pression sociale à laquelle les filles sont confrontées. L'utilisation d'ombres et de textures organiques cherche à démystifier un tabou, tandis que la narration séquentielle permet de montrer l'évolution du corps sans recourir à des métaphores édulcorées. L'œuvre est un exercice de réalisme cru.

Quand l'horreur corporelle dépasse le scénario d'horreur 😱

Car, soyons honnêtes, parfois la véritable terreur ne vient pas d'un monstre, mais du fait de devoir expliquer à table que tu as acheté des serviettes hygiéniques. Flow exploite cette panique quotidienne pour construire une atmosphère de tension constante. Et si à la fin tu ressens un soulagement que ce ne soit qu'une bande dessinée, souviens-toi qu'à l'extérieur, il y a encore des gens qui s'indignent plus d'une tache de sang que d'un tueur en série.